Apprendre une langue n'est jamais facile - (Fr - Ang - Esp)

Dernière mise à jour : 11 avr. 2021




Apprendre une langue étrangère n’est jamais facile


Apprendre une langue étrangère est pour certain·e·s un plaisir et pour d’autres une obligation. Dans les deux cas, cela peut être source de frustration et de remise en question. Quand on enseigne les langues étrangères depuis pas mal de temps, on a tendance à oublier ces deux sentiments. Dans mon cas, j’ai pu me rafraîchir la mémoire en devenant pour la troisième fois de ma vie, apprenante de langue étrangère. Je vous partage ici mon expérience (très personnelle) de cet apprentissage.


Lorsque nous apprenons une langue, nous passons toujours par plusieurs étapes. La première, que j’appelle la phase du « tout est possible, I’m the best », est celle pendant laquelle nous apprenons les bases de la langue. Ces bases nous permettent de faire des phrases et de communiquer plus ou moins correctement au quotidien. Nous en apprenons tellement en peu de temps que nous avons l’impression que nous sommes déjà bilingues et que le monde nous appartient. Bref c’est le top !


Ensuite, vient celle du « 100% nulle ». Durant cette phase, la frustration est à son max et sur une échelle de 1 à 10, notre confiance est à – 50. On se demande pourquoi… Pourquoi avons-nous décidé d’apprendre cette foutue langue ? Même celles et ceux qui le faisaient pour le plaisir commencent à remettre en question leur capacité à différencier plaisir et torture, et se demandent même si cet argent ne serait pas mieux utilisé chez un psychanalyste.

Cette étape est, à mon sens, la plus difficile. En tant que professeure, je conseille souvent de faire une petite pause d’une ou deux semaines, histoire de laisser le cerveau digérer tout ce festin de grammaire, vocabulaire et autres outils linguistiques soi-disant utiles. C’est un peu comme les repas de fin d’année pendant lesquels on se goinfre de mets délicieux qui, au bout de quelques jours nous rendent malades. Après ça, nous n’attendons qu’une chose : rentrer chez nous et ne plus rien manger pendant des semaines.


Néanmoins, après la tempête vient toujours le soleil et nous repartons à l’étape n°1 : « tout est possible, I’m the best ». Et oui, si vous êtes tombé·e·s sur un·e bon·ne professeur·e, à votre retour de « pause/vacances », il ou elle vous préparera une petite activité aux petits oignons afin de vous montrer que vous n’avez rien perdu… au contraire, vous êtes encore plus doué·e·s qu’avant ;).


Et puis, on repartira sur une phase « 50% nulle ». Oui, j’ai bien écrit « 50% », parce que maintenant vous savez que rien (enfin presque rien) n’est nul, simplement votre cerveau a besoin de vacances. En fait, apprendre une langue c’est comme la mode : c’est un éternel recommencement !


Bref, vous l’aurez compris, mon expérience en tant qu’apprenante de langues étrangères n’est pas parfaite et sans obstacles malgré mon métier. Ce n’est pas pour rien que l’on dit souvent que ce sont les cordonniers les plus mal chaussés (enfin dans mon cas). Bien sûr, mon témoignage n’engage que moi et n’est en aucun cas une généralité.

Et vous, quelle(s) expérience(s) en avez-vous ? Faites-moi rire, rêver ou pleurer en les partageant en commentaire :).

 

Learning a foreign language is never easy


Learning a foreign language is for some a pleasure and for others an obligation. In both cases, it can be a source of frustration and questioning. When you have been teaching foreign languages for a long time, you may tend to forget both feelings. In my case, I was able to refresh my memory by becoming a foreign language learner for the third time in my life. Here I share with you my (very personal) experience of this learning.


When we learn a language, we go through several stages. The first one, which I call the “anything is possible, I’m the best” phase, is when we learn the basics of the language. These basics allow us to make sentences and communicate more or less correctly in everyday life. We learn so much in a short period of time that we have the impression that we are already bilingual, and that the world belongs to us. In short, it’s the best!


Then comes the “100% null” one. During this phase, frustration is at its peak and on a scale of 1 to 10, our confidence is at -50. We wonder why… Why did we decide to learn this damn language? Even those who did it for fun are beginning to question their ability to differentiate between pleasure and torture, and even wonder if it wouldn’t be better used in a psychoanalyst.

This stage is, in my opinion, the most difficult. As a teacher, I often advise to take a short break of one or two weeks to let the brain digest all this feast of grammar, vocabulary and other supposedly useful linguistic tools. It’s like the end of the year meals during which we gorge ourselves on delicious food that, after a few days, make us sick. After that, we only wait for one thing: to go back home and not eat anything for weeks.


Nevertheless, after the storm always comes the sun and we go back to the stage n°1: “everything is possible, I’m the best!”. And yes, if you’ve found a good teacher, when you come back from your break/vacation, he or she will prepare a little activity to show you that you haven’t lost anything… on the contrary, you’re even more talented than before ;).


And then, we will start again on a “50% null” phase. Yes, I did write “50%”, because now you know that nothing (well, almost nothing) is zero, just that your brain needs a vacation.

In fact, learning a language is like fashion: it’s an eternal restart!


In short, as you will have understood, my experience as a foreign language learner is not perfect and without obstacles despite my profession. It is not for nothing that is often said that shoemakers have the worst shoes (well, in my case). Of course, my testimony is my own and is by no means a generality.


And you, what experience(s) do you have? Make me laugh, dream or cry by sharing them as a commentary :).


 


Aprender una lengua extranjera nunca es fácil



Aprender una lengua extranjera es para algun·a·o·s un placer y para otr·a·o·s una obligación. En ambos casos, puede ser una fuente de frustración y cuestionamiento. Cuando uno lleva un tiempo enseñando lenguas extrajeras, tiende a olvidar estos dos sentimientos. En mi caso, pude refrescar la memoria al convertirme en estudiante de lengua extranjera por tercera vez en mi vida. Comparto con vosotros mi experiencia (muy personal) de este aprendizaje.


Cuando aprendemos un idioma, siempre pasamos por varias etapas. La primera, que yo llamo la fase de “todo es posible, I’m the best”, es cuando aprendemos lo básico del idioma. Estos fundamentos nos permiten hacer frases y comunicarnos más o menos correctamente en lo cotidiano. Aprendemos tanto en poco tiempo que sentimos que ya somos bilingües y que el mundo nos pertenece. En resumen, ¡es lo mejor!


Luego viene la fase de “nula al 100%”. Durante esta fase, la frustración es máxima y, en una escala del 1 al 10, nuestra confianza se sitúa en -50. Nos preguntamos por qué… ¿Por qué decidimos aprender este maldito idioma? Incluso los/las que lo hacían por diversión empiezan a cuestionar su capacidad para diferenciar entre el placer y la tortura, e incluso se preguntan si ese dinero no estaría mejor empleado con un psicoanalista.

Esta etapa, en mi opinión, es la más difícil. Como profesor, suelo aconsejar que se haga una pequeña pausa de una o dos semanas para que el cerebro digiera todo este festín de gramática, vocabulario y otras herramientas lingüísticas supuestamente útiles. Es un poco como las comidas de fin de año en las que nos atiborramos de comida deliciosa que, al cabo de unos días, nos pone enfermos. Después de eso, lo único que queremos es ir a casa y no comer nada durante semanas.


Sin embargo, después de la tormenta siempre llega el sol y volvemos al paso 1: “todo es posible, soy el/la mejor”. Y si has encontrado un·a buen·a profesor·a, cuando vuelvas de tu “descanso”, te preparará una pequeña actividad para demostrarte que no has perdido nada… al contrario, tienes más talento que antes ;).


Y luego, volveremos a una fase de “nula al 50%”. Sí, escribí “50%”, porque ahora sabes que nada (bueno, casi nada) es nulo, sólo tu cerebro necesita unas vacaciones. De hecho, aprender un idioma es como la moda: ¡es un eterno reinicio!


En resumen, como puedes ver, mi experiencia como alumna de lenguas extranjeras no es perfecta ni está exenta de obstáculos a pesar de mi trabajo. En francés decimos que son los zapateros los peor calzados (bueno, en mi caso). Por supuesto, mi testimonio es propio y no es en absoluto una generalización.


Y tú, ¿qué experiencia(s) tienes? Hazme reír, soñar o llorar compartiéndolos en los comentarios. :)

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